Le choix du poste
représente souvent en
ce milieu très uniforme
une énigme pour le
néophyte. Pourtant la
règle est simple :
installez vous partout
où la monotonie est
rompue, celle des berges
comme celle des fonds !
Aussi
poissonneux au Sud qu’au
Nord, à l’Est qu’à
l’Ouest, les canaux
sont populaires mais peu
pêchés. Il est vrai
que leur aspect uniforme
et le trafic intense des
péniches et autres
bateaux de plaisance
découragent bon nombre
de pêcheurs.
Pourtant
en y regardant d’un
peu plus près, ce
milieu artificiel ne
manque pas d’intérêts.
L’accès est facilité
grâce au chemin de
halage, le niveau d’eau
varie rarement, les
fonds sont relativement
réguliers et plutôt
propres, la qualité de
l’eau est
satisfaisante car peu
sujette aux pollutions.
Quant au bons postes,
intéressez-vous à
toutes les zones de
large réservées aux
manœuvres des péniches,
zones de palplanches
ainsi qu’à toutes les
cassures de rives et
banquettes proches des
berges.
Privilégiez
également les secteurs
peu profonds où les
nénuphars, joncs,
châtaignes d’eau et
autres plantes
aquatiques concentrent
les insectes.
Ports
et gares d’eau
Il
n’est pas rare que des péniches
restent amarrées dans le port
durant de très longues périodes.
La zone d’ombre qu’elles
créent, les ruptures de courants
lors des lâchers d’eau, le
profil des berges creuses dès les
premiers mètres, en font d’excellents
postes.
Cette
véritable pièce d’eau qu’est
la gare, généralement de forme
rectangulaire qui communique avec
le canal, bénéficie le plus
souvent d’un trafic réduit. Les
gros cyprins s’y installent car
ils y sont plus tranquilles.
Larges
et palplanches
Les
larges appelés aussi les
bassins,
sont des endroits prévus à l’origine
pour que les péniches puissent y
faire demi-tour. Le plus souvent
envasés et colonisés par les
herbes aquatiques, ils
représentent une source
inépuisable de nourriture pour
tous les poissons blancs. Le poste
idéal se trouve côté canal, à
la limite des herbiers.
Les
palplanches permettent souvent de
pêcher plus près du bord, car
elles sont installées dans la
majorité des cas à des endroits
où la berge s’est effondrée.
Il est donc inutile en ces lieux
profonds de pêcher très loin.
Zones
de végétation et déversoirs
Il
est fréquent que le chemin de
halage soit bordé par une haie d’arbres.
Ce couvert végétal offre non
seulement l’ombre mais
également la nourriture. Car des
insectes tombant régulièrement
des feuilles regroupent les
poissons blancs de ce côté du
canal.
Dans
les canaux aussi, l’eau s’évapore
et les fuites dites « renards »,
obligent à apporter
régulièrement un complément.
Ces arrivées d’eau, appelées
également déversoirs, sont les
postes très appréciés par les
poissons blancs car synonyme de
fraîcheur et d’apport de
nourriture.
Dans
les canaux où le
passage des péniches
est très fréquent, il
est conseillé de
réaliser un tapis d’amorçage
à l’aide de 2 à 3
kilos de terre de Somme
dans laquelle il
convient d’incorporer
½ litre de fouillis
pur. Ce n’est qu’après
qu’il faut lancer
quelques boules d’amorce.
Pour conserver les
poissons en activité
sur le coup tout au long
de la journée, rappelez
uniquement avec des
asticots purs. La terre
et le fouillis
résistent parfaitement
au brassage de l’eau
causé par les
péniches.