En rivière et fleuve, c’est le courant qui fixe la règle du jeu. Tantôt nourricier, tantôt destructeur, il oblige les poissons à changer souvent de poste...
En ces lieux de tous les excès pour raison de fonte de neige, d’orage ou tout simplement de crue, les poissons n’ont de cesse au fil des saisons de se déplacer.
En été, ils recherchent les courants soutenus car l’eau surchauffée manque d’oxygène.
En automne, le courant devient souvent synonyme de danger. Avec l’arrivée des pluies débute la période des crues. Incapables de résister à la violence des flots, les poissons n’ont qu’un seul objectif : se protéger !
En hiver, pas question de dépenser trop d’énergie, car la nourriture se fait rare ! Tous les poissons se regroupent dans les zones les plus profondes, calmes mais toujours aux abords des courants !
Au printemps, l’unique préoccupation des poissons est leur reproduction. Ils s’installent tous dans un secteur abrité du courant principal ! Mais sitôt cette épreuve épuisante terminée, commence le même programme pour tout le monde : se reconstituer des réserves ! Et là, le courant devient nourricier !
Zones d’arbres et d’herbes aquatiques
Avec leurs feuilles, les arbres surplombant la rivière nourrissent les insectes aquatiques et sont donc des zones riches en nourriture. Privilégiez ce type de postes surtout en été lorsque les arbres créent l’ombre dont les poissons ont tant besoin à cette époque de l’année.
Les nénuphars, joncs, châtaignes d’eau et autres plantes aquatiques représentent dès leur apparition au printemps et durant la belle saison, une source inépuisable de nourriture : larves, insectes, vers, mollusques... Même si par forte chaleur elles consomment la nuit une part importante de l’oxygène, la journée elles sont synonyme de fraîcheur et les poissons s’y cachent en permanence.
Chutes d’eau et trous
Postes d’été par excellence, les chutes d’eau, cascades, déversoirs de moulin... sont autant d’endroits où l’eau se retrouve brassée ce qui cause une baisse de température. C’est le contact et le frottement entre l’air et l’eau qui la refroidit.
Optez pour les trous durant les mois d’hiver. Plus ils sont importants, plus on y retrouve un calme relatif avec un contre courant. Collés sur le fond, les poissons y passent d’innombrables heures, car au fil des crues, une nourriture abondante s’y dépose.
Remous et rétrécissements
Les remous occasionnés par des enrochements ou tout autre obstacle, sont de part la force du courant qui y règne, des postes profonds. Difficiles à pêcher, ils n’en demeurent pas moins très productifs, surtout en automne durant la période des crues, lorsqu’un très grand nombre de poissons s’y réfugient !
A chaque fois que la rivière se rétrécit, cela veut dire que son débit s’accélère et donc que l’endroit du rétrécissement est plus profond qu’ailleurs. Ces deux phénomènes cumulés font de ce poste un secteur incontournable durant tout l’été.